L’élytroplan... Qui de nos jours connaît encore cette invention qui a considérablement amélioré le comportement aérodynamique des aéronefs, au moins dans l’une de ses applications, et ainsi sauva de très nombreuses vie humaines ?
Savons-nous que la navette spatiale américaine, de très nombreux avions civils ou militaires, quasiment tous les planeurs modernes et beaucoup de missiles sont des élytroplans, invention purement française ?
Les débuts de l’aviation et même jusque dans les années 30, furent synonymes de très fréquents accidents, parfois par ruptures en vol mais souvent pour une cause inexpliquée qui tenait à la turbulence de l’aile appliquée aux gouvernes de profondeur des aéronefs.
Dès son plus jeune âge, Charles de Rougé, passionné d’avions et ami des grands noms de l’aéronautique des débuts du XXe siècle, fut tour à tour pilote durant la Grande Guerre, pilote d’essais chez Caudron mais aussi inventeur génial et constructeur de prototypes suivant ses concepts. Doué d’un sens aigu de l’observation, il sut appliquer aux aéronefs ce que la Nature mjt au point au cours du temps. Ainsi, naquit l’élytroplan dont la base même repose sur l’observation du vol des insectes, vol rectiligne et non erratique comme celui de nombreux oiseaux. Hormis l’élytre situé hors du sillage de l’aile principale et dont la traînée induite, commandée par le pilote, donne à son appareil des qualités remarquables, nous devons également au comte Charles de Rougé l’invention de l’empennage en forme de T, bien connu aujourd’hui sur les avions de tous types et sur les planeurs modernes.
Pourtant, ce n’est pas tout car dès 1940, grâce à lui, la France aurait également peut-être pu disposer d’un missile anti-char filoguidé, lequel à partir de 1954 et sans doute avec une certaine complicité manifeste de l’État, sous l’appellation 55 10 et 55 11 ENTAC, fit ensuite les beaux jours de quelques sociétés... De quoi de poser quelques questions…
Un livre unique, comportant de nombreuses photographies d’époque, généralement totalement inédites, qui illustrent la vie de cet homme, lequel comme nombre de ses semblables, fut plus souvent la victime administrative de ses inventions que leur heureux bénéficiaire.
Communiqué de l’éditeur
174 pages, format 21 x 29,7 cm, couverture souple
Lecteur : Philippe Ballarini
Le site de l’éditeur : www.la-plume-du-temps.fr