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Réparation des avions pendant la 1ere guerre mondiale - Aéroforums

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Réparation des avions pendant la 1ere guerre mondiale

de Jean Schreiber (09/03/2017 14:50:00)

Bonjour

La question de François-Xavier étant un peu enfouie (je n'ai pas écrit sous les décombres d'un Albatross...), voici quelques informations sur le sujet, qui mériterait d'être approfondi !

Des deux côtés, l'organisation était à peu près la même, avec trois échelons principaux de réparation. Le premier étant l'unité (escadrille), le deuxième le "parc aéronautique" (Flug Park, aircraft park), le troisième "l'arrière".

Au niveau de l'unité, on réparait les dommages subis en vol (entoilage troué, nervures cassées, câbles et haubans...) ou lors des accidents mineurs à l'atterrissage, en plus de la préparation des appareils et des opérations après-vol. Bien évidemment, dans les écoles, il y avait nettement plus de bois cassé et les effectifs étaient adaptés.

Au niveau du parc aéronautique se faisaient les réparations plus importantes (longerons cassés par exemple), ou la remise en état des moteurs après x heures de fonctionnement. Le parc approvisionnait aussi les escadrilles en pièces de rechange (et en avions de remplacement). Il y avait en principe un parc par Armée (idem en Allemagne), se trouvant à proximité du front (assez loin pour ne pas être la cible de l'artillerie, assez près pour que les délais de transport ne soient pas prohibitifs). Les Anglais, eux, modulèrent le nombre de parcs en fonction des besoins. Il faut voir le parc aéronautique comme une "grosse usine à réparer", et ils ne bougeaient pas ou difficilement.

Enfin, à l'arrière (atelier de réparation de St Cyr en France, entreprises privées / constructeurs en Allemagne) se faisaient les "reconstructions" ou les réparations "rares", ou les interventions délicates ou lourdes sur les éléments à haute valeur ajoutée (moteurs, instruments...)

La répartition des tâches était bien sûr variable en fonction des circonstances, des effectifs, de la disponibilité... C'est le chef local qui décidait s'il réparait sur place en allant faire chercher les pièces ou s'il envoyait l'appareil endommagé au parc. Du côté allemand, on réparait nettement plus à proximité du front que du côté français (les distances y étant pour quelque chose)

Ce dispositif de base s'est constitué au courant de l915. Au début, il n'y avait que l'escadrille et l'atelier central. En France, l'atelier central étant jugé trop loin du front, on a essayé d'instaurer un 4e niveau sous forme de grands parcs aéronautiques situés entre le parc d'armée et l'atelier central. Un seul fut finalement créé et déplacé à Romilly en 1918. Bien entendu, des sous-traitants privés et les constructeurs faisaient aussi partie du paysage, surtout au 3e niveau.

La cannibalisation était largement pratiquée.

La valeur d'un appareil se décomposait à peu près de la manière suivante : 40-45 % pour la cellule, à peu près autant pour le/les moteurs, le reste pour l'équipement, dont l'armement. On cherchait à faire durer davantage les moteurs que les cellules, qui de toute manière devenaient assez vite obsolètes (ou impossibles à faire voler droit !).

Une petite vidéo d'origine britannique sur la renaissance d'un oiseau blessé :

https://www.youtube.com/watch?v=MnhIhItEudI

Bien sûr, il y a de la mise en scène...

Bien amicalement

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