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Re:Réparation des avions pendant la 1ere guerre mondiale - Aéroforums

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Re:Réparation des avions pendant la 1ere guerre mondiale

de marc BONAS (10/03/2017 10:19:40)
en réponse à Réparation des avions pendant la 1ere guerre mondiale de Jean Schreiber (09/03/2017 14:50:00)

Bonjour, ce message sur ce sujet, que l'on appelait "la chaîne de maintenance" aujourd'hui "maintien en condition opérationnelle", est intéressant. Je note toutes infos sur cela et voici ce que j'ai pour la partie française 1°GM. Toutes corrections appréciées.
Bonne journée
MB
Dans chaque Centres d'Aviation Militaire (C.A.M.), les Services Techniques (S.T.) ou l'atelier de réparation de Centre Aéronautique regroupe divers ateliers (parc atelier) en chargent de l'entretien et des réparations des aéronefs. Les S.T. emploient du personnel militaire engagé volontaire et après la mobilisation il y aura des indigènes et des civils (hommes et femmes).
L’organisation se décompose en :
- atelier de piste (petits entretiens et réparations de moins de 48h) ;
- atelier de récupération (transport, démontage et contrôle suite à des accidents ou des pannes) ;
- les ateliers de réparation
(bois, fer, moteurs, entoilage, hélices, chaudronnerie, appareils de bord, mécanique générale, etc...) ;
- atelier de montage/re montage ;
- atelier de réception (dernières visites avant remise en service) ;
- les magasins de pièces (généraux de réserve, entrepôt, de piste).
Les centres d'aviation militaire comprennent chacun un dépôt qui est en fait une réserve de personnel les armées.
- dépôt du 1er groupe d'aviation à Dijon-Longvic ;
- dépôt du 2ème groupe d'aviation à Lyon-Bron; - dépôt du 3ème groupe d'aviation à Bordeaux.
Les dépôts ont pour mission d'instruire les mécaniciens moteur, les monteurs d'avions et de manière plus générale les divers spécialistes mettant en œuvre l'aviation sur le front. Chacun de ces dépôts possède donc une école de mécaniciens (moteur et avion) et une école de conducteurs d'automobiles (pour les formations d'aviation).
En 1917, les réparations et le ravitaillement s'effectuaient sur plusieurs niveaux:
- dans les escadrilles avec l'organisation suivante :
- un chef mécanicien ;
- douze mécaniciens avion, soit deux par appareil pour l'entretien courant et journalier ;
- douze mécaniciens (avion, voilier, motoriste) pour l'entretien plus lourd nécessitant une immobilisation de l'appareil ;
- six tracteurs avions, deux remorques avion et une voiture légère, les véhicules de l'échelon de maintenance avec trois camions de transport, une voiture atelier et une cuisine roulante.
- les parcs de campagne sur le front ; - les parcs aéronautiques d'armée à l'arrière ; - l'Atelier de Réparations d'Aviation (A.R.A.) de Saint-Cyr spécialisé dans les gros travaux.
« Le parc est l’organe de ravitaillement et de réparation des escadrilles. Il se compose d’un état-major et de trois échelons :
- le premier échelon comprend autant de divisions qu’il existe d’escadrilles affectées à l’Armée ; il porte des approvisionnements en matériel technique et des rechanges ; - le deuxième échelon comprend les voitures d’Etat-Major, les voitures de service et les voitures nécessaires pour prendre livraison des ressources envoyées par l’arrière et assurer le ravitaillement des escadrilles ; - le troisième échelon comprend les voitures-ateliers permettant au parc soit d’organiser un atelier général de réparation, soit de fournir des détachements pour aller effectuer à pied-d ’œuvre la réparation d’appareils immobilisés par suite d’accidents.

Le parc n’exécute d’ailleurs que les réparations rapides ; pour celles de longue durée, il est préférable de remplacer les appareils détériorés par prélèvement sur la Réserve Générale. »
l'A.R.A. est devenu une base de réparation mais également de stockage d’avions. Pour cela une compagnie d’ouvriers d’aviation était présente.
Pour soulager la charge de travail de l'Atelier de Réparations d'Aviation, il apparut plus efficace d'effectuer ces réparations lourdes sur le front au sein d'une nouvelle structure dite Grand Parc Aéronautique (G.P.Aé.) comparable à un atelier industriel mais proche du front et dont le personnel serait militarisé.
Le Grand Parc Aéronautique n°1 (G.P.Aé.1) fut créé en mai 1917 sur le terrain d'aviation de Matougues, à neuf kilomètres au nord-ouest de Châlons-en-Champagne, déménageant par la suite à Romilly sur Seine. En complément, il avait sous sa responsabilité des équipes mobiles de renforcement détachées auprès des escadrilles (une pour 10 escadrilles). Le G.P.Aé.1 devait être suivi de plusieurs autres. Cependant il apparut que des équipes de réparation, renforcées et mobiles, auraient très bien pu suffire dans un certain nombre de cas. Enfin, le G.P.Aé. immobilisait des spécialistes assez rares que l'on aurait bien du mal à trouver pour constituer d'autres parcs. Sa dissolution a été prononcée en mars 1919, devenant alors le dépôt de matériel d'aviation n°1.
Ateliers de réparation des écoles d'aviation :
Ces ateliers ont à leur tête un officier contrôleur de matériel et chef des ateliers. Il a sous ses ordres des ouvriers, des adjudants mécaniciens chargés chacun de la direction d'un atelier spécial comme pour la réparation des voilures, des moteurs ... Ces ateliers emploient des mécaniciens ou ouvriers divers affectés au service des ateliers, au service de piste, au service des hangars et sont constitués en détachements.
Les écoles devant utiliser les matériels évacués par les escadrilles du front. Les réparations nécessaires sur ces matériels seront exécutés par :
- l'A.R.A. de Saint-Cyr ;
- les propres ateliers des différentes écoles d'aviation.
Ces ateliers (des écoles) ont été développés pour assurer la réparation complète des avions et des moteurs.
Lors du conflit, le secteur civil a été mis à contribution pour réparer les aéronefs endommagés (sce Marcay à Paris)
Dans les Centres d'Aviation Maritime,
un service de réparation des aéronefs qui se composaient de marins de toutes spécialités (mécaniciens, charpentiers, voiliers, tôliers-chaudronniers, etc.) et qui étaient capables de procéder à n’importe quelle réparation. Ce service avait de plus la tâche d’assembler les appareils neufs qui, dans la majeure partie des cas, n’avaient jamais été essayés en vol et qui étaient livrés démontés en caisses.
Il n’y avait de ce fait, aucun système d’entretien centralisé. Toutefois, l’atelier de réparation de l’aérostation de St Cyr semble avoir pris en charge les réparations du matériel.

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