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L'épave mystérieuse - Aéroforums

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L'épave mystérieuse

de Philippe Castellano (08/04/2019 10:56:17)

Bonjour à tous

Je viens vous raconter une petite histoire datant du début
des années 50.

L'ingénieur Dimitri Rebikoff, cannois d'adoption,
s'intéresse et se passionne pour la plongée sous-marine. Il
met au point "une espèce" de caméra étanche avec bobine
"Super 8" et va la promener derrière son voilier au petit
bonheur la chance, principalement autour des îles de Lérins.
Lors du développement d'un de ces films, "paf", l'objectif a
attrapé un moteur d'avion avec une hélice. Problème, les
relevés étant donc effectuées "au pifomètre", il est
impossible de connaître la profondeur, et encore moins la
distance terre-bateau au moment donné, de plus, un voilier
avance quand même pas mal tout en dérivant, et la caméra
filme sans cesse sans que le pilote ne puisse savoir ce
qu'elle relève, tant que le film, bien sûr, ne sera pas
développé, faisant que ce moteur ne sera jamais retrouvé...
Dimitri Rebikoff en fera part dans un ses nombreux ouvrages
dédiés à la mer, c'est comme cela que dans le milieu des
plongeurs cannois, nous "saurons que...", "mais que..." !
En 1984, un ami de travail avec qui je plonge régulièrement
m'informe qu'il a repéré une petite carcasse de cellule
d'avion détruite, un moteur avec une magnifique hélice et un
train de roue complet sur le secteur dénommé "le Vengeur"
(centre et nord de l'île Sainte-Marguerite), le tout
reposant dans une forêt de posidonnies par 18 mètres de
fond. J'en informe mon vieil ami Jean-Pierre Joncheray et
nous voila parti à la découverte de cet avion. La profondeur
nous laisse tout le temps qu'il faut pour essayer de
comprendre quel est cet amas de ferraille (qui est
sérieusement dégradé). Le moteur est un 6 cylindres en ligne
à refroidissement par air (malgré le fait qu'il... se trouve
dans l'eau), et voit son collecteur d'échappement finir en
biseau au niveau du cylindre arrière. Une petite plaque en
laiton est alors aperçue sur un support sans doute lié à
l'allumage, car des fils électrique en ressortent, sur
laquelle est inscrit : GIPSY III QN suivi de la référence P
784 54 R. Ce qui reste de la cellule est difficilement
compréhensible en 1984, peut-être un biplace en tandem ?,
mais le peu de tubes restant (sans doute avion entoilé) est
difficile à confirmer, pour nous en tout cas. En grattant un
peu, est découvert une marque sur le train de roue : Palmer.

Enfin, la magnifique hélice bipale est à pas variable,
intacte, pales non pliées (moteur arrêté sans doute lors de
l'accident ?). Les années ont passé sans avoir pu résoudre
le mystère de cette épave. Une plongée récente a été
catastrophique : moteur et hélice ont disparu (peut-être
crochés par une ancre et déplacés ailleurs, mais où ?), il
ne reste plus rien des tubes formant le fuselage, tout est
dissous, ou recouvert d'une importante couche de concrétions
et de vie marines, même le train de roues a disparu ?
Voilà... la question du jour est donc : est-ce qu'avec ces
infimes éléments, ont peu a minima définir le type d'avion
concerné ? La mise en avant d'un Tiger Moth semble logique
par définition, mais... ? Nous avons cherché dans les
archives locales, aux affaires maritimes, mais rien n'est
consigné sur la perte d'un avion sur le secteur (sauf celle
- connue - d'un petit monomoteur qui s'est englouti dans les
années 70 face au fort Vauban, pilote tué).

Après, à l'impossible, nul n'étant tenu...

Bonne journée et merci par avance.

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