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Re:avion de tourisme FFI - Aéroforums

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Re:avion de tourisme FFI

de Bernard BALLANGER (13/10/2020 15:52:59)
en réponse à avion de tourisme FFI de Philippe Couderchon (11/10/2020 00:13:30)

Bonjour,
Je viens de trouver cela sur le net.

https://clermont.maville.com/actu/actudet_-L-aventure-de-
l-avion-Croix-de-Lorraine_-1649569_actu.Htm
L'aviation des Maquis d'Auvergne a existé. Et l'avion
Croix de Lorraine, volé par Jacques Leroy, a été le
premier appareil à porter ses couleurs en août 44.
Printemps 1944, la nuit vient de tomber. Un camion
allemand se présente à la base aérienne d'Aulnat,
contrôlée par la Luftwaffe et où sont stationnés des
appareils d'entraînement mais aussi des bombardiers
Junker 88 et Heinkel 11, ainsi que des chasseurs Focke-
Wulf 190. À bord du camion, deux soldats ; ils
connaissent les mots de passe. On les laisse rentrer.
Rien que de très normal. Sauf que le camion a été volé
tout comme les uniformes et que les deux hommes sont des
résistants, un mécano australien parlant l'allemand et
Jacques Leroy, alias « La Sioule ».
Sans hésiter, ils se dirigent vers un hangar, l'ouvrent,
pénètrent dedans et découvrent ce qu'ils sont venus
chercher : un petit avion de tourisme des années trente,
un Caudron C400 Phalène. Les deux hommes démontent les
ailes, chargent l'avion et sa voilure sur le plateau du
camion, bâchent le tout, repartent comme si de rien
n'était et gagnent leur QG, le maquis des Cheires, à
Pontgibaud. Une grange a été aménagée pour abriter
l'appareil, tandis qu'on a abattu des peupliers pour
dégager une piste, dans la prairie, en contrebas de la
gare, de l'hôtel Legay et du café de « Toto Peynot ».
Cette incroyable opération est la concrétisation d'un
plan du colonel Gaspard, chef de la résistance auvergnate
: mettre sur pied une aviation FFI. Une mission qu'il
avait confiée à Jacques Leroy. Pilote depuis le milieu
des années vingt, ce dernier crée l'aéro-club de Paris
Villeneuve Saint-Georges, participe à des meetings
aériens. Jacques Leroy est affecté, en 39-40, dans
l'aviation et accomplit des missions de reconnaissance.
Après la débâcle, il rejoint Simone, sa femme, et
Jacqueline et Monique, ses filles, réfugiées chez le
docteur Bouillon à Pontgibaud.
Déguisé en soldat allemand et à bord d'un camion volé
Jacques Leroy contribue à la mise en place du maquis des
Cheires, prépare un terrain pour le parachutage, établit
des contacts avec les habitants de la région, mais aussi
avec des personnels de la base d'Aulnat. Il entre en
relation avec d'autres centres de résistance, au mont
Mouchet et dans le Vercors, où il achemine des jeunes
résistants nouvellement formés et prend part aussi aux
combats, notamment à ceux du 27, 28, 29 juillet 1944. Ces
faits d'armes lui vaudront d'être fait Compagnon de la
Libération et commandeur de la Légion d'honneur (*).
Après 1942, et l'invasion de la zone libre par les nazis,
un certain nombre d'avions avaient été cachés ou
démontés. le commandant « La Sioule » les recense et
finit par jeter son dévolu sur le petit Caudron d'Aulnat.
Il n'y a qu'un seul hic : il manque l'hélice. Qu'à cela
ne tienne ! Le commandant Dumas (Robert Janthial), un
autre aviateur, parcourt 200 km à vélo pour ramener la
pièce manquante. Des cocardes tricolores et une croix de
Lorraine sont peintes sur le fuselage et les ailes et, en
août 44, l'avion décolle piloté par Jacques Leroy et
accompagné de Suquet, alias Fourche.
Marie-Antoinette, la fille des propriétaires de l'hôtel
de l'Univers à Pontgibaud, se souvient avec émotion. «
J'avais sept ans à l'époque. C'était extraordinaire de
voir décoller et atterrir un avion juste devant chez soi.
Et impressionnant ; je n'avais jamais vu d'avion
auparavant. Une manche à air avait été installée sur le
toit d'un bâtiment de la gare. Le mat est resté pendant
des années. »
La carrière opérationnelle de l'avion Croix de Lorraine
sera brève et consistera essentiellement en missions de
reconnaissance et de liaison. Mais, aux dires des
témoignages de l'époque ; « le ronronnement du moteur, si
différent de ceux des Boches » faisait battre le coeur de
la population. n
(*) Jacques Leroy était également chevalier dans l'Ordre
du Mérite et titulaire de la Croix de Guerre et de la
médaille de la Résistance.

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