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Re:Georges Canepa - Aéroforums

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Re:Georges Canepa

de Pierre DUMOLLARD (02/11/2021 19:21:16)
en réponse à Georges Canepa de Henry-Pierre Marquis (02/11/2021 16:07:49)

Bonjour Henry-Pierre, bonjour à tous,

Désolé d'arriver après la bataille !
Je confirme qu'il s'agit bien du Potez 650 n°14. Voici l'histoire détaillée :

Le 1er juillet, alors que les avions sont amarrés nez à nez et qu’il est question de les entourer de barbelés, les sergents-chefs Lignon, Lacombe et Canepa
décident de rejoindre Gibraltar et, de là, l’Angleterre. Dès le lendemain matin, Canepa remet discrètement en service « son » Potez, le n° 14. À midi,
allant déjeuner, comme si de rien n’était, les candidats à l’exil rencontrent deux camarades, les sergents Jean Châtillon et Roger Michel, qui décident de
les accompagner, malgré les risques.
À 13 heures 30, heure de la reprise, les voilà de nouveau en piste. Le reste de l’escadrille aussi, d’ailleurs. Devant le hangar, deux officiers discutent
et, à une trentaine de mètres à peine, un poste de garde veille. Mine de rien, les cinq hommes vont directement vers leur avion, en retirent les amarres
et, au culot, demandent de l’aide pour le déplacer. Croyant à un ordre en règle, les camarades poussent, sous les yeux des officiers et du poste de garde
qui ne bronchent pas. Pendant ce temps, dans le poste de pilotage, Canepa fait les injections d’essence.
L’avion étant poussé, les « copains » sont congédiés et, dès qu’ils se trouvent assez éloignés, les housses volent, plutôt arrachée que tirées. En un
éclair, Canepa met en route et Lignon s’empare des commandes pour décoller, vent arrière, entre deux rangées d’appareils. Personne, au sol, n’a eu le temps
de réagir.
Sans carte, l’équipage prend le cap plein ouest. Après trois heures et demie de vol sans histoire, le gros rocher de Gibraltar est en vue. D’après les
informations recueillies auprès du Consul anglais à Alger, il n’y a aucun aérodrome* ; le pilote se pose donc sur l’eau, à une centaine de mètres d’une
vedette britannique qu’ils peuvent rejoindre à la nage. Il est 17 h 30, heure française.

*En réalité, un aérodrome de fortune a été aménagé sur l'hippodrome

Il est également fait mention de cette évasion dans "Les Carnets de René Mouchotte" : "Deux pilotes, en vol pour Gibraltar sur un avion terrestre, l'ont
plaqué dans le port, n'ayant pas aperçu le champ de course. Ils se sont sauvés à la nage. Quelle émotion, lorsqu'ils se sont vus recueillis par deux
officiers français ! Comme nous, ils se sont crus pris au piège."

Le 17 juillet, c'est le n° 2 (détaché avec le n° 14 à Ouargla) qui réintègre l'escadrille.

Bien cordialement,
Pierre

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