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Les Douglas DC-10 français Le Fana de l'Aviation n°635 octobre 2022

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Avions n°248 Septembre-octobre 2022 Les avions Caudron [1/3]

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Très certainement le sergent Roland RAUCOULES

de Franck ROUMY (21/06/2026 14:05:48)
en réponse à Roland Racoulle de Franek Grabowski (20/06/2026 11:06:44)

Bonjour Franek
j'ai trouvé ceci sur FB :
" Sergent Roland RAUCOULES💥

Né le 29 août 1935 à Blida, en Algérie, il a un passé éloquent. A vingt ans, il s'engage dans l'armée de l'air. Instructeur au Maroc, il quitte l'armée pour devenir chef pilote de l'aéro-club d'Oranie. Il appartient toutefois à l'escadrille de réserve d'aviation légère d'appui. A la fin de 1961, son frère est tué dans les Aurès : sans autorisation, Raucoules s'envole aux commandes d'un avion T 6, et une heure plus tard il bombarde à la roquette un camp du F.l.n. près d'Oujda. Les Algériens relèvent cinq morts et quarante blessés. Raucoules entre alors dans la clandestinité et rejoint l'O.A.S. sous le nom de code de " Sébastopol ". Ce qui lui vaut une condamnation, par contumace, à vingt ans de détention criminelle prononcée par la Cour de sûreté de l'Etat...

Il parvient à se réfugier en Espagne. Il sera tout de même emprisonne à Carabanchel, avant d'être expulsé vers le Nicaragua le 23 mai 1963. De là, il gagne l'Argentine puis le Brésil, où il s'emploie comme « assistant technique ».

Ensuite, Raucoules rentre en France et, avec six autres ex-activistes de l'O.A.S., il se constitue prisonnier. Il ne restera pas longtemps détenu, puisque le 6 juillet 1966 la Cour de sûreté de l'Etat le met en liberté provisoire. Il est amnistié en 1968.

Il gagne le Gabon deux ans plus tard, et il devient membre de la « garde blanche » du président Bongo et pilote personnel du même Bongo jusqu'en 1972. Puis c'est le Biafra, où Raucoules s'engage comme mercenaire. Ses missions : transports d'armes, de vivres et de médicaments. C'est là qu'il fait la connaissance d'un certain Michel Winter, lui aussi ancien de l'O.A.S. Déçu par son expérience au Biafra, Raucoules veut se « ranger ». Il rentre en France et s'engage à Air Littoral, une petite compagnie de Montpellier. Puis c'est Air Rouergue, à Rodez. Où il entre pour briser une grève des pilotes.

Commandant de bord sur Fokker, Raucoules s'ennuie : Paris-Rodez – Rodez-Paris, cela manque d'imprévus. Alors, pour meubler ses temps morts, Raucoules fait du « convoyage ». La Thaïlande, l'Australie, les Comores, et toujours le plaisir de piloter des bécanes... Justement Michel Winter lui propose un convoyage en Sicile. Raucoules accepte. Il partira avec Philippe Toutut, ravi de passer sa qualification sur D.c. 3. Winter est un peu de l'acabit de Raucoules. Cet ancien baroudeur en Indochine et en Algérie, membre de l'O.A.S. puis mercenaire au Biafra, est officiellement « agent de marketing ». A ce titre, il a effectué plusieurs missions en Afrique. Il a toutefois quelque chose de « plus » que Raucoules, puisqu'il a travaillé un moment pour le S.d.e.c.e.

Les services secrets libyens versent 1 500 000 F à un intermédiaire français qui recrute Michel Winter. Pour l'occasion, Winter s'appellera « Bonouvrier ». En quoi consiste la mission confiée par les Libyens ? « Bonouvrier » devra trouver un avion et des pilotes. Après une escale en Sicile, où l'on remplira les dix fûts de 200 litres pour augmenter son autonomie, l'avion devra se rendre au Tchad. Les Libyens ont demandé qu'il emprunte à cet effet un couloir aérien de 300 kilomètres bien précis, qui doit lui permettre d'échapper aux radars. Méfiant, Raucoules décide de ne pas l'emprunter. C'est néanmoins à ce moment qu'on perd la trace de l'avion. L’avion devait alors, dans un premier temps, se poser quelque part dans le désert du Tibesti, pour embarquer un commando de rebelles prolibyens. Il lui fallait ensuite gagner un aérodrome où devraient se réunir des Toubous dont les Libyens redoutaient qu'ils ne rejoignent le gouvernement du général Malloum, président du Tchad.

Les trois mercenaires ne sont jamais revenus de cette mission. Que sont ils devenus ? Assassinat ? Accident ? Leurs proches ont tentés toutes les démarches possibles pour faire éclater la vérité mais toutes les pistes suivies n’ont abouties qu’à des impasses. Le mystère demeure."

Amicalement
Franck

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