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Les Douglas DC-10 français Les avions de transport et de liaison de l'armée de l'Air

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Re:Re:Re:Un pilote

de Bertrand Le Bras (25/06/2026 23:11:21)
en réponse à Re:Re:Un pilote de Lucien Morareau (25/06/2026 21:28:48)

Bonjour
Le point que vous avez relevé était en effet fréquent dans les équipages de groupes lourds en particulier pour les équipages qui formèrent la "mise initiale" et les premiers renforts. Ils comptaient un grand nombre de personnels à double compétence et un niveau d'encadrement très supérieur à la normale.
C'est dû à la manière dont il fallut former les groupes lourds. Lorsque la décision fut prise, fin juin / début juillet 43, les britanniques exigèrent que l'armée de l'Air fournisse 50 équipages initiaux plus les équipages de remplacement pour la première année, calculés sur un besoin estimé de 13 équipages par mois. Soit près de 1300 navigants, donc 350 (50 x7) à fournir sous deux mois. A l'époque un groupe LeO 451 c'était environ 60 navigants.
Donc, énorme par rapport aux disponibilités de l'armée de l'Air d'Afrique (un peu plus de 4000 navigants) et à ce moment là les hommes évadés par l'Espagne étaient encore à Miranda, les jeunes recrues en début de formation et les réservistes PN étaient peu nombreux et avaient besoin d'un sérieux rafraichissement.
La solution fut de racler tout ce qu'il était possible en transférant le I/11 en totalité et des morceaux d'autres unités et en récupérant tous les "isolés" (seuls les pilotes de chasse étaient sanctuarisés).
Le problème était que, dans les unités, il y avait peu de jeunes, puisqu'on avait très peu recruté et formé depuis 1940. Donc, beaucoup des personnels étaient anciens, surqualifiés et trop gradés pour le poste à occuper. Un bon exemple est Romain Gary qui était capitaine et pilote mais qui servit comme bombardier.
On comprend d'ailleurs que la composition des équipages donna lieu à quelques tractations !
On vit des aberrations comme l'équipage Thiry avec 4 officiers dont 2 capitaines.
Il y avait à peu près le même phénomène chez les sous-officiers (peu de sergents, beaucoup de sous-officiers supérieurs).

Cela se résorba peu à peu, à mesure que les hommes sortaient des écoles et en 1945, les équipages sont plus proches de la moyenne RAF, c'est à dire des gens plus jeunes, sortant des écoles et avec un encadrement plus restreint (moins de capitaines et commandants ou de sous-officiers supérieurs).

Bien amicalement
Bertrand

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