Le BIA (Brevet d’Initiation Aéronautique) est un diplôme de l’Éducation Nationale concrétisant un niveau général de connaissances en aéronautique. Ce n’est pas nouveau : on le passait déjà il y a trente ou quarante ans. Sa grande utilité, hormis la satisfaction d’une bonne base de connaissances générales, est surtout que les fédérations aéronautiques, vol moteur et vol à voile, accordent des bourses de pilotage supplémentaires aux moins de 25 ans titulaires de ce diplôme.
Le CAEA (Certificat d’Aptitude à l’Enseignement Aéronautique), quant à lui, est le diplôme demandé aux professeurs qui veulent assurer les cours de préparation au BIA.
Le livre que nous vous présentons aujourd’hui est destiné d’une part aux élèves qui désirent passer le BIA, et de l’autre aux professeurs qui souhaitent obtenir le CAEA.
Un autre ouvrage Initiation à l’aéronautique, existait déjà chez le même éditeur dans le même but, mais sous une forme plus conventionnelle. Car là est la singularité du livre de Jean Nicolas, comme les autres manuels écrits et/ou illustrés par lui dans cette collection de chez Cépaduès, tout est présenté sous forme de bande dessinée.
Cela rend bien entendu l’ensemble très attrayant, ce qui aide à faire passer par ce côté ludique la quantité d’informations apportées.
Comme il nous faut aussi être exhaustif, voici toutefois quelques petites remarques qui enlèvent un petit peu à sa perfection, mais tout est relatif.
C’est tout d’abord écrit bien petit ! Bien sûr, vu l’âge moyen des candidats au BIA et la qualité de leur vue encore juvénile, ça devrait être surmontable. Pour la mienne c’est limite, et certains tableaux comme ceux des minimas météorologiques à respecter sont quasiment illisibles à l’œil nu. Une impression dans un plus grand format, A4 par exemple, aurait été bien appréciable.
Par ailleurs, alors que l’ensemble est très logiquement enchaîné, il y a parfois quelques éléments étrangement placés, comme les réacteurs abordés une cinquantaine de pages avant les moteurs à pistons, ou cette explication du rapport oreille interne/orientation spatiale au milieu d’une page réglementation/sécurité.
De même, si tout est très didactique dans l’ensemble, l’utilisation d’un coefficient simplifié "K" dans les formules aérodynamiques aurait pu être évitée alors que cinq pages plus loin on en retrouve la vraie valeur "½ C" utilisée dans les formules de la trainée et de la portance.
Les instruments de bord, sujet de la page 54, est un des rares domaines où de plus amples explications quant à leur fonctionnement auraient certainement été souhaitables. On cherche aussi en vain où peuvent être abordés, même succinctement, les instruments de radionavigation, pourtant au programme de l’examen.
Ceci dit, ces petites critiques ne doivent pas prendre le pas sur l’impression générale, très agréable, d’un ouvrage à recommander sans hésitation.
Personnellement, en tant que formateur BIA, je le garderai à portée de main pour la préparation de mes cours, et je pense que je ne serai pas le seul !
Jean-Noël Violette
156 pages, 17 x 24 cm, broché